En d'autres termes, la faisant dame du Lys, le roi Charles VII la liait au royaume et à la nation, mais puisqu'elle s'était vouée à la chasteté et à la pauvreté, il ne lui allouait aucun bénéfice terrestre, injustice qui privait du même coup sa parentèle de la possibilité d'user convenablement de cet anoblissement, puisqu'elle demeurait sans possibilité de s'élever dans la société nobiliaire. Après s'être arrêtée au château de Monceau, Jeanne mène une attaque sur Paris le 8 septembre 1429, mais elle est blessée par un carreau d'arbalète lors de l'attaque de la porte Saint-Honoré. Après la sécurisation de la vallée de la Loire grâce à la victoire de Patay (où Jeanne d'Arc ne prit pas part aux combats), le 18 juin 1429, remportée face aux Anglais, Jeanne se rend à Loches et persuade le Dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France. Ils sont au service du roi et le triomphe de celui-ci ne saurait s’accompagner de l'aide d'une sorcière ou d'une sainte[207]. La plupart des juges du premier procès, dont l'évêque Cauchon, sont morts entre-temps. Le procès s'ouvrit à Rouen le 9 janvier 1431. Pour ne pas donner prise à ses ennemis qui la qualifient de « putain des Armagnac »[153],[n 20],[155], et après avoir fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord pour envoyer Jeanne à Orléans assiégée par les Anglais[156]. Symbole républicain et figure unificatrice utile dans le cadre de la construction de la nation après la guerre franco-allemande de 1870, elle fait l'objet depuis la fin du XIXe siècle de récupération par différents partis politiques tant de la gauche (voyant en elle une fille du peuple brûlée par l'Église et abandonnée par le roi) que de la droite (voyant en elle une héroïne nationale, sainte), avant d'être accaparée par la droite nationaliste et catholique. Les oeuvres de Robert Bresson. Le 30 mai 1431, après s'être confessée et avoir communié, Jeanne en tunique de toile soufrée est conduite vers neuf heures, sous escorte anglaise, dans la charrette du bourreau Geoffroy Thérage, place du Vieux-Marché à Rouen où l'on a dressé trois estrades : la première, pour le cardinal de Winchester et ses invités, la seconde pour les membres du tribunal civil représenté par le bailli de Rouen Raoul le Bouteiller ; la troisième, pour Jeanne et le prédicateur Nicolas Midi, docteur en théologie. Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d'homme, d'avoir quitté ses parents sans qu'ils lui aient donné congé, et surtout de s'en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu'à celui de « l'Église militante », c'est-à-dire l'autorité ecclésiastique terrestre. Mais il faut attendre que Calixte III succède à Nicolas V pour qu'un rescrit papal ordonne enfin, en 1455 et sur la demande de la mère de Jeanne, la révision du procès. Jeanne est assignée le lendemain pour la lecture de sa sentence. Le procès de Jeanne d’Arc révèle le cadre naturel de la vocation surnaturelle de la jeune fille Le 21 février 1431 s'ouvre l’un des plus fascinants procès de l’histoire de France : celui de Jeanne d’Arc. Françoise Michaud-Fréjaville, « Jeanne d’Arc. En outre, une enquête préliminaire conduite dans le cadre du procès rouennais voit quatorze témoins s'accorder dans l'ensemble pour prêter à la Pucelle l'apparence d'une jeune femme d'environ 19 ans en 1431[n 5]. Avec l'essor de l'astronomie et de la futurologie à la fin du Moyen Âge, les cours à cette époque aimaient s'entourer de ces prophètes, parfois pour les instrumentaliser à des fins politiques. Le Journal d'un bourgeois de Paris rapporte un sermon entendu le 4 juillet 1431 faisant référence à trois autres femmes : « Encore dist il en son sermon qu'ilz estoient IIII, dont les III avoit esté prinses, c'est assavoir ceste Pucelle, et Perronne et sa compaigne, et une qui est avec les Arminalx (Armagnacs), nommée Katherine de La Rochelle ; … et disoit que toutes ces quatre pouvres femme frère Richart le cordelier […] les avoit toute ainsi gouvernées ; […] et que le jour de Noel, en la ville de Jarguiau (Jargeau), il bailla à ceste dame Jehanne la Pucelle trois foys le corps de Nostre Seigneur […] ; et l'avoit baillé à Peronne, celui jour, deux fois […] ». Charles VI et Isabeau de Bavière durant le traité de Troyes(Chroniques de Jean Froissart, British Library, Harley 4380, fo 40, circa 1470-1472). Lors de son procès dans le château de Rouen (dans la chapelle royale, la salle dite de parement qui faisait partie des appartements royaux et dans la tour-prison lors de séances en comité restreint)[170] qui dure du 21 février au 23 mai 1431[171], Jeanne d'Arc est accusée d'hérésie. Cependant, de nombreux clercs du roi, notamment son confesseur Jean Girard, soutiennent la jeune fille, notamment après la prise d'Orléans, jusqu'à commander à l'archevêque d'Embrun, Jacques Gélu, une défense argumentée de Jeanne d'Arc[191]. Jeanne la Pucelle comparaît à Rouen d… La seconde phase de la guerre de Cent Ans est causée par la folie de Charles VI (1392), par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, et par la déposition de Richard II (1399). » et en consacra plus de vingt mille à la déshonorer[208]. nécessaire], ne la voit pas d'un bon œil, à l'opposé des théologiens de Poitiers, composée d'universitaires parisiens exilés par les Anglais, et également à l'inverse de l'archevêque d'Embrun, des évêques de Poitiers et de Maguelonne, Jean de Gerson (auparavant chancelier de l'université de Paris), l'Inquisiteur général de Toulouse, ou encore l'Inquisiteur Jean Dupuy qui ne voyait que comme enjeux « à savoir la restitution du roi à son royaume et l'expulsion ou l'écrasement très juste d'ennemis très obstinés ». Plaque commémorative rappelant que Jeanne d'Arc fut blessée près de la porte Saint-Honoré lors du siège de Paris. Philipe le Bon, chef des bourguignons est maître en Flandres, Bourgogne et Artois. ». Ainsi l'université de Paris, « remplie des créatures du roi d'Angleterre »[réf. Sur le plan géopolitique, le royaume de France, privé de tout ce qui était situé au nord de la Loire et à l'ouest de l'Anjou-Auvergne, bénéficiait de ressources humaines et matérielles à peu près identiques à celles de l'Angleterre, proprement dite, qui était moins peuplée. Jeanne a eu indéniablement le mérite d'inverser l'ascendant psychologique en faveur de la France, en remontant le moral des armées et des populations, en légitimant et sacrant le roi, et en montrant que la réputation d'invincibilité des Anglais était fausse. Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France en 1922 par la lettre apostolique Beata Maria Virgo in cælum Assumpta in gallicæ. De retour dans sa prison anglaise, Jeanne s’habille de nouveau en homme. Jeanne d'Arc visiblement ne portait pas les Bourguignons dans son cœur à cause de leur proximité avec son village de Domrémy et des heurts qu'il avait pu y avoir. Jeanne affirme que les révélations qui lui viennent de ses visions ne sont réservées qu’à son roi et qu’elle ne pourra donc répondre aux questions qui les concernent : « …Mais quant aux révélations qui me viennent de Dieu, je n’en ai onques rien dit ni révélé à personne, sinon à Charles mon roi… ». Dans le rôle de Jeanne d'Arc, Florence Delay . Quelques-uns pensent, que durant les prospérités des Anglais, les grands de France étant divisés entre eux, sans vouloir accepter la conduite de l'un des leurs, l'un d'eux mieux avisé aura imaginé cet artifice, de produire une Vierge divinement envoyée, et à ce titre réclamant la conduite des affaires ; il n'est pas un homme qui n'accepte d'avoir Dieu pour chef ; c'est ainsi que la direction de la guerre et le commandement militaire ont été remis à la Pucelle. Plusieurs femmes se présentèrent comme étant Jeanne d'Arc affirmant avoir échappé aux flammes. Elle tente de libérer Paris avec l'accord du roi, mais cette tentative se solde par un échec. « …et que ce qui estoit en la cédule de l’abjuracion, elle ne l’entendait point ». Ensuite, les interprétations spirites avancées notamment au début du XXe siècle[113],[115],[116]. Le blason de Jeanne d'Arc : D'azur, à l'épée d'argent, garniée d'or, posée en pal, accompagnée de fleurs de lis d'or et en chef une couronne du même. Longtemps après cette édition fameuse, sans parler de traductions ou … Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Avant son départ pour le royaume de France, Jeanne se recueille dans l'ancienne église de Saint-Nicolas-de-Port, dédiée au saint patron du duché de Lorraine[112]. Jeanne étant prisonnière à Rouen, il obtient du chapitre de cette ville le droit d’y instruire le procès. Jeanne se rapproche des ordres mendiants. Finalement, elle est vendue aux anglais par les bourguignons. La seconde phase de la guerre de Cent Ans se caractérise donc par une guerre étrangère couplée à une guerre civile. Il a donc ordonné trois crémations successives. Jeanne d'Arc est le septième personnage le plus célébré au fronton des 67 000 établissements scolaires français (recensement en 2015) : pas moins de 423 écoles, collèges et lycées (dont 397 dans le secteur privé) lui ont donné son nom, derrière Joseph (880), Jules Ferry (642), Jacques Prévert (472), Jean Moulin (434), Jean Jaurès (429), mais devant Antoine de Saint-Exupéry (418), Victor Hugo (365), Louis Pasteur (361), Marie Curie (360), Pierre Curie (357), Jean de la Fontaine (335)[217]. Il aurait déclaré à Isambard de la Pierre et Martin Ladvenu qu'il craignait pour son âme car il avait brûlé une sainte (Régine Pernoud. Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en présence de Jeanne d'Arc, Charles VII est sacré par l'archevêque Regnault de Chartres. Arrivée à Orléans le 29 avril, elle apporte le ravitaillement et y rencontre Jean d'Orléans, dit « le Bâtard d'Orléans », futur comte de Dunois. La jeune femme se fait couper les cheveux par Catherine Le Royer[143] et arbore dès lors la coupe « en écuelle » ou en « sébile » à la mode masculine de l'époque, autrement dit la chevelure taillée en rond au-dessus des oreilles, avec la nuque et les tempes rasées[n 19],[146]. Au demeurant, la missive du chambellan Perceval de Boulainvilliers associe d'autres éléments mythographiques à cette Épiphanie d'exception, comme l'étrange allégresse ressentie par les villageois de Domrémy ou le long chant nocturne du coq[52], oiseau progressivement assimilé au peuple français dans certains textes d'époque[53] mais aussi animal emblématique de « la vigilance chrétienne qui fait reculer péchés et ténèbres et annonce la lumière », précise Colette Beaune[52]. Elle est emmenée à Rouen pour être jugée par un tribunal. Il ouvrit la séance, assisté de quarante-trois assesseurs. Boulanger? Cette théorie est reprise par des auteurs laïcs comme Gaston Save qui cherchent à minimiser le rôle de Jeanne d'Arc et enrayer son processus de canonisation. À l'occasion de ce séjour forcé, elle prête main-forte à l'hôtesse de sa famille, une femme nommée La Rousse[n 17]. Après un mois, le siège est abandonné. Les deux sources principales sur l'histoire de Jeanne d'Arc sont le procès de la condamnation de 1431, et le procès en nullité de la condamnation de 1455-1456. Pour la plupart, leur imposture fut rapidement décelée, mais deux d'entre elles parvinrent à convaincre leurs contemporains qu'elles étaient réellement Jeanne d'Arc : il s'agit de Jeanne des Armoises et de Jeanne de Sermaises. Seul Perceval de Boulainvilliers considère pour sa part qu'elle est née dans la partie nord, qui relevait de la châtellenie de Vaucouleurs et donc du royaume de France dès 1291. Le père de Jeanne, Jacques, est désigné comme « pauvre laboureur » par des témoins du procès de réhabilitation de la Pucelle dans les années 1450. Pour les articles homonymes, voir Jeanne d'Arc (homonymie)etD'Arc. Procès de Jeanne d'Arc. ». Il lui reste à marcher sur Paris. Aucun registre paroissial n'était alors tenu à Domrémy, comme l'attestent les diverses déclarations des témoins lors du procès en nullité de la condamnation[29] ; quoique la pratique préexiste à l'ordonnance de Villers-Cotterêts dans diverses localités, l'enregistrement des baptêmes et sépultures ne sera prescrit officiellement aux curés de paroisses qu'à compter de 1539[30]. Différentes sources médiévales accolent également des signes merveilleux à la naissance et l'enfance de la Pucelle[n 8], conformément à la tradition antique des prodiges annonciateurs de la venue au monde d'un héros[29]. Comme nous l'apprend le procès en nullité, cf. Sous leur pression, en 1420, Charles VI signe le traité de Troyes qui stipule que la France rentrera dans l’héritage anglais à sa mort. Le Procès de Jeanne d'Arc, traduction R.P. Avant le XIXe siècle, l'image de Jeanne d'Arc est défigurée par la littérature. Lors d'un interrogatoire mené le 21 février 1431 par les juges de son procès de condamnation à Rouen, la Pucelle dit être née à Domrémy et, avoir « à ce qu'il lui semble, […] environ 19 ans[26],[32] », puis ajoute ne rien savoir de plus à ce sujet. Pour la troisième, le bourreau ajoute de l'huile et de la poix et il ne reste que des cendres et des débris osseux qui sont dispersés, à quinze heures, par Geoffroy Thérage[179] dans la Seine[180] (non pas à l'emplacement de l'actuel pont Jeanne-d'Arc, mais du pont Mathilde, jadis situé près de l'emplacement de l'actuel pont Boieldieu) afin qu'on ne puisse pas en faire de reliques ou des actes de sorcellerie[181]. Jeanne est logée dans la tour du Coudray[151]. Jeanne d'Arc parvient à convaincre Durand Laxart, l'époux de sa cousine, de l'emmener — sans permission parentale — rencontrer Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, forteresse voisine de Domrémy. », « sous la forme d'une palissade à angles droits. L'opinion de cette époque était en effet formée à ces miracles où la Vierge et les saints venaient délivrer les prisonniers ou sauver des royaumes, comme le prophétisaient Merlin[194],[195], Brigitte de Suède ou la recluse d'Avignon[196]. Le procès de Jeanne d’Arc s’ouvre le 9 janvier 1431 devant une assemblée de religieux et de théologiens. Selon les termes de ce contrat visant une « paix finale », Henri V devient le régent du royaume de France et l'époux de Catherine de Valois, fille du roi Charles VI « le Fol »[13]. Le 4 novembre 1429, « la Pucelle » et Charles d'Albret s'emparent de Saint-Pierre-le-Moûtier. Devenu régent, le duc de Bedford « s'efforce de normaliser les rapports avec les vaincus » normands[18]. Les juges de 1431 corroborent cette origine, de même que les chroniqueurs Jean Chartier et Perceval de Cagny. En 1419, les bourguignons s’allient aux anglais qui ont envahi la Normandie et profitent des querelles internes. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Qui plus est, Jean et Pierre d'Arc se font appeler Duly ou du Lys à Orléans ; de fait, les armoiries conférées à leur sœur Jeanne en mai 1429, à la suite de la levée du siège d'Orléans, comportent des fleurs de lys. Frustré dans ses ambitions françaises, le duc de Bourgogne poursuit par ailleurs l'extension septentrionale d'un vaste ensemble territorial, les « États bourguignons », en y intégrant des principautés sises dans les Pays-Bas[12]. Les partisans de ces derniers sont ultérieurement appelés Armagnacs en raison de l'engagement notoire du comte Bernard VII d'Armagnac en faveur de son beau-fils Charles d'Orléans, fils et successeur du défunt duc Louis[9]. À la mort d'Édouard III de Bar, de son frère, Jean de Bar, seigneur de Puysaye, et son petit-fils le comte de Marle, tous tombés à la bataille d'Azincourt, le duché de Bar échoit au frère survivant du duc défunt, Louis, évêque de Verdun, lequel est un temps contesté par le duc de Berg, gendre du feu duc. J'écrivis à mon Roi que je lui dirais ce qu'il en devait faire ; et quand je vins à lui, je lui dis que c'était folie et tout néant du fait de Catherine. Il semble impossible d'affirmer s'ils crurent vraiment qu'elle fut leur sœur ou non. Selon la transcription latine figurant dans les manuscrits de son procès de condamnation, la Pucelle répond à ses juges que son « nom » est Jeanne (Jeannette[69],[70] « dans son pays ») et son « surnom » (son nom de famille, en l'occurrence) « d'Arc[n 10]. ». Parallèlement à ces thèses, se développe la figure symbolique d'une Jeanne d'Arc incarnation de la résistance à l'étranger, faisait l'unanimité au sein des différents partis politiques français. En revanche, la « Pucelle d'Orléans » est un surnom posthume[97] employé à compter des années 1475-1480[98] avant de se répandre aux XVIe – XVIIe siècles[99]. Renonçant aux imprécations de Pie X, pape qui appelait en 1911 à la conversion de la France « persécutrice de l'Église », le Saint-Siège souhaite se réconcilier avec la République française après la Première Guerre mondiale. Lors du procès de réhabilitation, plusieurs témoignèrent de leur peur. « a reçu pour sa mission un sobriquet qu'ont repris partisans et adversaires. En moins de cent jours, la jeune fille de 19 ans, prétendue analphabète et hérétique, sera condamnée à être brûlée vive. Selon Dunois, le coup de bluff aux portes de Troyes entraîne la soumission de la ville mais aussi de Châlons-en-Champagne et de Reims. Du reste, cette alliance anglo-bourguignonne « de raison et de circonstance » est émaillée de nombreuses dissensions car Philippe le Bon se voit réduit par les Lancastre au rôle de vassal et conseiller alors qu'il envisageait de devenir à tout le moins régent ou lieutenant général du royaume. Jeanne d’Arc, récit d'un procès truqué. Je voudrais bien avoir une fille aussi bonne… Elle parlait moult bien[185]. La tactique de Charles V et de Du Guesclin, qui misaient sur le temps, en évitant les combats frontaux, et en assiégeant une par une les places fortes, tactique que Charles VII a adoptée faute de moyens, a parfaitement montré son efficacité. Le procès débute le 21 février 1431. Sur la rive gauche de la Meuse, elle peut relever du Barrois mouvant, pour lequel le duc de Bar, par ailleurs souverain dans ses États, prête hommage au roi de France depuis 1301. Le 10 septembre 1419, le dauphin Charles et Jean sans Peur se rencontrent sur le pont de Montereau en vue d'une réconciliation mais le duc de Bourgogne est assassiné au cours de l'entrevue, peut-être à l'instigation du dauphin lui-même ou de certains de ses conseillers armagnacs. Jeanne d'Arc n'est pas un cas unique, bien qu'on fasse à l'époque plus confiance à des enfants ayant des visions qu'à des hommes ou à des femmes prophètes (les prophétesses sont des mulierculae, « petites bonnes femmes », dans le traité De probatione spirituum de 1415 de Jean de Gerson, théologien qui déconsidère notamment Brigitte de Suède et Catherine de Sienne et qui met au point des procédures d'authentification des vraies prophétesses, car désormais seule l'Église a le jugement d'autorité en matière de visions, d'apparitions et de prophéties)[199]. », J « Je n’ai ni oncques n’eus de mandragore… ». » En latin médiéval, de Arco signifie « de l'arche » ou « du pont ». Synopsis : DVD et Blu-ray en version restaurée le 2 avril 2019. Jeanne d'Arc, dite « la Pucelle », née vers 1412 à Domrémy, village du duché de Bar[n 1] (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession anglaise, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, surnommée posthumément « la Pucelle d'Orléans ». En outre, certains capitaines n’avaient rendu qu’une allégeance de circonstance à Jeanne d’Arc que le Conseil du roi leur avait imposée comme chef de guerre. Son mémoire est la condition juridique du procès en réhabilitation. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d'accusation contre elle, en vain.[réf. Étant des actes juridiques, elles ont l'immense avantage d'être les retranscriptions les plus fidèles des dépositions. Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen Le 30 mai 1431, Jeanne d'Arc est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux-Marché, après un procès inique. Elle est dans de nombreux pays une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d'œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques. Elle loge chez Henri et Catherine Le Royer, famille bourgeoise, et la population — avide en ces temps troublés de prophéties encourageantes — l'adopte et la soutient. Ses juges l'ayant déclarée libre de tout lien, Jeanne d'Arc put entreprendre sa merveilleuse chevauchée et sauver la France ». Douze articles servent de base à la condamnation. Ce patronyme s'orthographie diversement en moyen français dans les documents du XVe siècle car aucune règle n'est alors fixée à ce sujet. Les archives nous livrent aujourd’hui quelques-uns de ces courriers ; ils révèlent l’importance extrême de la prisonnière. C’est peine perdue. Parmi les sources évoquant « la voix » (initialement au singulier) entendue par Jeanne d'Arc, on compte d'abord la lettre du conseiller royal Perceval de Boulainvilliers, datée du 21 juin 1429, ainsi qu'une lettre d'Alain Chartier en août de la même année[110]. Exprimée par la formule consacrée (tel âge « ou environ »), cette connaissance approximative reflète l'indifférence de la culture chrétienne médiévale vis-à-vis de l'anniversaire de la date de naissance[n 4]. L’université de Paris (Sorbonne), rend son avis : Jeanne est coupable d'être schismatique, apostate, menteuse, devineresse, suspecte d'hérésie, errante en la foi, blasphématrice de Dieu et des saints. Ils ne seront pas transmis à l’accusée ; des ajouts et des manquements seront détectés lors du procès en réhabilitation, quelques années plus tard, en comparant les articles du procès avec les pièces conservées par un greffier. Dans une lettre rédigée le 21 juin 1429 et adressée au duc de Milan, le conseiller royal Perceval de Boulainvilliers retrace l'activité et les faits d'armes de Jeanne d'Arc, en sus d'alléguer sa naissance durant la nuit de l'Épiphanie, autrement dit le 6 janvier, sans spécifier l'année[n 7]. Dès le premier interrogatoire, les juges, Cauchon en tête, assènent les coups. Ceux-ci la situent dans la tranche d'âge des puellae, terme latin désignant à l'époque les « pucelles » ou « jeunes filles », autrement dit les adolescentes pubères âgées de 13 à 18 ans, sorties de l'enfance mais non encore adultes. Selon Martin Ladvenu, un lord anglais aurait essayé de la forcer dans sa prison, en vain. Jeanned'Arc,néevers1412àDomrémy(actuellement dansledépartementdesVosgesenLorraine),villagedu duché de Bar dont une partie relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel, et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à … Pour les théologiens, c’est désobéir à l’Eglise. Au reste, l'usage typographique de l'apostrophe débute uniquement à partir du XVIe siècle[82],[84]. Il faut ajouter également les rapports des diplomates et autres informateurs (écrits de Jacques Gélu à Charles VII, registres du greffier du Parlement de Paris Clément de Fauquembergue). La Pucelle rétorque en assimilant ce signe à une action restant à accomplir : la levée du siège d'Orléans[152].