Écrit par Claude FOHLEN • 3 823 mots • 2 médias Historiens et économistes ont beaucoup discuté sur le sens et la portée du New Deal. L'accent fut cette fois-ci plus mis sur la satisfaction des mécontents, mais la volonté de rechercher des solutions demeura. Néanmoins ils recevaient une allocation chômage, ce qui représente une nouveauté par rapport à l'avant New Deal. L'historien Broadus Mitchell (en) note ainsi que la plupart des indices indiquent une aggravation de la situation jusqu'à l'été 1932 qui peut être considéré comme le point bas de la crise, sur le plan économique comme psychologique[46]. Ainsi, Friedman expliqua que : « La Fed était largement responsable de l'ampleur de la crise de 1929. La mise en place des syndicats se heurta à la réticence des milieux d'affaires, et des dirigeants des entreprises. Lors de l'élection présidentielle, la victoire de Roosevelt fut écrasante puisqu'il remporta le vote de 46 États sur 48[76], avec un écart de 11 millions de voix[77], contredisant tous les sondages et les prévisions de la presse. Roosevelt s'intéressa dans un premier temps à la question des chômeurs les plus nécessiteux : il créa ainsi la Federal Emergency Relief Administration (FERA) qui permit de soutenir financièrement les programmes d'aide aux chômeurs des divers États[53]. Au cours des années 1920, les Etats-Unis entrent dans une phase de reconstruction où l'économie connaît un certain essor. Par ailleurs, malgré des programmes comme la Public Works Administration, le chômage touchait encore 11 millions d'Américains en 1938[5]. En matière syndicale, l'adoption du Wagner Act a permis de faire des syndicats de groupes puissants. En effet, la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie n'a été publiée qu'en 1936, autrement dit près de trois ans après le début du New Deal. C'est dans ce contexte que naquit la Civil Works Administration le 8 novembre 1933[63], avec pour objectif de fournir des emplois à quatre millions d'Américains. Contrairement à ce qui a été dit, en particulier par son futur rival, Franklin D. Roosevelt, Hoover n'était pas un do nothing, c'est-à-dire quelqu'un qui ne fit rien pour endiguer la crise[10]. Article réservé à nos abonnés Lire aussi . Le 4 mars 1933, son discours d'investiture resta empreint de lieux communs, tout juste se contenta-t-il de mettre en garde les Américains contre un excès de pessimisme. Le deuxième New Deal débuta en novembre 1934 et correspond à la période 1936-1937[25]. Un « Guide du consommateur » (Consumer's Guide) vit rapidement le jour, pour fixer un prix théorique des biens de consommation de base, et permettre aux acheteurs de signaler les écarts de prix entre les prix théoriques et les prix appliqués dans la réalité[66]. Mais il ne renonça pas pour autant au rôle du travail dans la distribution de l'aide sociale, surtout face aux critiques de la population selon lesquelles une aide sociale limitée dans le temps était encore pire que pas d'aide du tout[65]. In: Politique étrangère, n°4 - 1984 - 49ᵉannée. Aux mois de mars et d'avril, dans une série de lois et d'ordres exécutifs, Roosevelt et le Congrès firent sortir le dollar de l'étalon-or, qui imposait que la Fed ne diminue pas les taux d'intérêt, et même au contraire qu'elle les augmente afin de protéger le dollar[40]. Pourtant, certains collaborateurs du New Deal se préoccupèrent dans le même temps de la situation des minorités, soutenues entre autres par la femme du président, Eleanor Roosevelt, qui défendait les intérêts d'associations de défense des droits des Noirs telles que la NAACP. », « a man of great intellect but limited knowledge of economic theory », « lorsqu’un John Dewey définit la liberté comme le « pouvoir effectif de faire des choses déterminées » cela peut être considéré comme un procédé déshonnête pour tromper des innocents ». La loi, qui considérait deux budgets différents, le budget régulier, et le budget d'urgence imposait d'équilibrer le budget régulier, en réduisant notamment le salaire des fonctionnaires, et en diminuant les retraites des vétérans de 40 %. Le texte clé de cette période fut le Social Security Act approuvé le 14 août 1935[70]. Il conçut même un second Bill of Rights[87] garantissant des bases nouvelles de prospérité et de sécurité pour tous, quelles que soient leur condition, leur race ou leurs croyances[87]. Trente ans auparavant, Theodore Roosevelt, son lointain cousin, avait initié un « Square Deal », programme national visant à soutenir la classe moyenne[note 3],[13]. Flynn dénonça ainsi une tendance « dictatoriale » et « socialiste » de Roosevelt. Ce courant fut influent notamment à l’Agricultural Adjustment Administration (AAA) avec Rexford Tugwell et à la NRA qu’administra Hugh S. Johnson[36]. Inversement, les partisans du New Deal dénoncèrent une « grève du capital »[84] menée par les milieux d'affaires pour discréditer le New Deal, et s'en prirent également à Roosevelt, qui du fait de son conservatisme fiscal, prit la décision de réduire certaines dépenses de travaux publics, pour équilibrer le budget, provoquant ainsi une recrudescence du chômage[83]. Mais Roosevelt pensait que pour redonner confiance aux Américains, il ne fallait pas se contenter de simples aides sans contreparties mais les remettre au travail[3]. Les principes keynésiens La crise de 1929 qui débute aux États-Unis met en lumière les limites de l’économie de marché libérale. Les aveugles et les enfants handicapés reçurent des aides financées par des subventions fédérales accordées aux États[70]. Il remarqua également que l'une des principales priorités était de remonter le moral des Américains, en proie au doute face à la généralisation de la crise à toute l'économie. Les Cent Jours ont essentiellement reposé sur des mesures d'urgence, visant à réaliser deux objectifs ambitieux : la reprise économique d'une part et un retour à la confiance de la population américaine d'autre part. En revanche, en 1962, dans son ouvrage Capitalisme et liberté, il se livra à une défense du capitalisme, et à une critique du New Deal et de l'État-providence. Pour mener à bien sa politique, il s'entoura de conseillers brillants et imaginatifs qui le suivirent à Washington. Ce programme concerna finalement sept États[57]. La loi créa en même temps un organisme de régulation, la National Recovery Administration ou NRA, qui encouragea l'adhésion des sociétés. concernant le libéralisme américain de ces années-là, Schlesinger note : La BIRD était en premier lieu destinée aux régions les plus pauvres du monde, de même que les programmes du New Deal comme la TVA, la PWA, ou la WPA se destinaient en premier lieu aux régions des États-Unis les moins développées : le sud et l'ouest. En outre, sur 27,5 millions de familles, 21,5 ne possédaient aucune épargne[8]. Le 9 mars, c'est-à-dire quatre jours plus tard, le Congrès fut appelé à siéger : la première loi proposée par son administration concernait les établissements bancaires ; rédigée dans la nuit, elle fut présentée au Congrès à midi et ratifiée le soir même, à 21 heures[1]. Malgré ces difficultés, l'administration Roosevelt continua de faire approuver des lois comme le Wagner Act qui compensèrent une partie du NRA. A l’échelle mondiale, nous dépassons actuellement 4 limites planétaires sur les 9 établies par les équipes de recherche mesurant la capacité d’un monde apte à la survie humaine. Le Président nouvellement élu lance à l’Amérique “Cette nation réclame des actes, et tout de suite… Nous devons … Cependant, la Cour suprême jugea de nombreuses réformes inconstitutionnelles, et certaines parties des programmes furent rapidement remplacées, à l'exception de la National Recovery Administration. Dès 1934, les premières contestations émergèrent. La seconde initiative fut quant à elle une révision constitutionnelle, relative à la Prohibition, imposée aux États-Unis par le dix-huitième amendement en 1919.